AVIONS, toujours plus, pourquoi faire? Du rêve au cauchemar

La Coordination régionale pour un aéroport urbain, respectueux de la population et de l’environnement (CARPE) et l’Association des riverains de l’aéroport de Genève (ARAG), rejointes et soutenues par des personnalités de tous bords, se sont associées pour publier un livre : Avions, toujours plus, pour quoi faire?

En cette fin d’été 2018 où l’urgence de la question climatique s’est imposée à tous, sur tous les continents, il est impératif d’oser se poser des questions et réfléchir aux conséquences des actions de l’homme sur son environnement. Dans le contexte qui est le leur et dans la perspective d’une votation sur l’initiative Pour un pilotage démocratique de l’aéroport, l’ARAG et la CARPE publient un livre qui, tout en affichant un point de vue, revendique une impartialité basée sur la solidité des chiffres et des données avancées.

Alors que l’aviation bénéficie de privilèges concurrentiels historiques, politiques et structurels patents, ses atteintes à l’environnement et à la santé des personnes doivent être regardées en face. Or, on accepte aujourd’hui en Suisse crânement, à travers le PSIA (Plan sectoriel des infrastructures aéronautiques) notamment, que les normes de pollution atmosphérique et de bruit soient dépassées autour des aéroports. Pire encore, alors qu’on demande à tout un chacun, aussi bien aux individus qu’aux acteurs économiques, de faire des efforts drastiques afin de réduire les émissions globales de gaz à effet de serre (énergie électrique verte, voitures électriques, utilisation des transports publics etc…), on accepte que la pollution émise par l’aviation augmente. Ceci à l’échelle de la planète mais aussi plus localement à Genève.

Avions, toujours plus, pour quoi faire? se propose d’accompagner le lecteur dans sa réflexion : Si j’adhère au constat de l’urgence de la question climatique et environnementale, mes actions à titre individuel sont-elles cohérentes? Sur quoi sont-elles fondées? Tout en reconnaissant l’apport d’un aéroport à l’économie locale, régionale et nationale, comment puis-je faire évoluer les choses?

Les bénéfices de la vente de l’ouvrage seront destinés au financement de la future campagne sur l’initiative Pour un pilotage démocratique de l’aéroport.

Ce livre est aussi en vente en librairie, sous le même titre, édité par les Editions Jouvence.

 

Courriers des lecteurs.trices

Anne-Lise Robert-Nicoud, habitante de Vernier réagit à l’article « Les Suisses ouverts à une taxe sur les billets d’avion«  (RTS info, 24.08.18) :

Il est réjouissant que les citoyens suisses réalisent enfin que la détérioration du climat nous concerne toutes et tous et que la décision de prendre l’avion plutôt que le train n’est pas anodine et a un important coût non seulement climatique, mais aussi humain (bruit, pollutions, santé). Il est effectivement urgent, comme le préconise Florian Brunner, de prendre acte dans une loi des problèmes que crée le trafic aérien, car il est en train de s’emballer et aucun garde-fou ne le retient.

A cet égard, la révision de la loi sur le CO2 intervient au bon moment pour refléter l’évolution des mentalités. Cette loi doit avaliser le principe d’une taxe substantielle sur les billets d’avion et d’une imposition du kérosène, et ceci à la hauteur de l’impact climatique et des nuisances engendrés par le trafic aérien. Il est grand temps que notre ministre des transports, qui est incidemment aussi notre ministre de la santé, prenne acte du fait que le développement durable et la qualité de vie des citoyens ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de l’économie.

Anne-Lise Robert-Nicoud

 

Courriers des lecteurs.trices

Anne-Lise Robert-Nicoud, habitante de Vernier a réagi à l’article « A Cointrin, l’été rêvé des boutiques hors taxes  » (Le Temps, 24.08.18) :

L’aéroport de Genève: vers une nouvelle définition:

Si le but des vacances est de faire du shoping hors taxes, alors oui, « un été rêvé à Cointrin ». Or, également le 24.08.2018, quelle coïncidence, La Tribune de Genève annonçait que les magasins et arcades du canton  enregistraient un inquiétant +12% de vacance en un an, ceci alors que les aéroports, comme les gares d’ailleurs, sont devenus à tous les étages d’immenses zones d’achat, oubliant ainsi leur rôle premier tel que défini par le dictionnaire, soit  « Ensemble des bâtiments et des équipements nécessaires au trafic aérien public, desservant généralement une ville ; organisme qui administre, gère un tel ensemble. », (Le Petit Larousse illustré, 2012). Donc apparemment une structure permettant aux voyageurs de se déplacer d’un point A à un point B, ni plus, ni moins. Mais alors, quel changement depuis 2012 ! Il semble que les « équipements nécessaires au trafic aérien » aient passablement évolués et une nouvelle définition s’impose.

Quand l’idée de créer des dictionnaires a germé, les initiants d’alors se sont tournés vers les grands auteurs pour illustrer les subtilités des mots. Pour redéfinir le mot aéroport aujourd’hui, il faut s’adresser aux économistes et on obtiendra les définitions suivantes : 1)un endroit grâce à l’existence et la subtile organisation duquel il est possible de voyager sans en payer le juste prix écologique. Ceci donne à chaque passager la possibilité de dépenser dans la zone internationale et ses boutiques hors taxes, avant, pendant et après le voyage, pour ainsi réaliser des économies ainsi; 2) un lieu dont la zone internationale peut représenter la destination du voyage, en y ajoutant l’attrait touristique de ses boutiques hors taxes, dans lesquelles le voyageur est alors encouragé à dépenser l’intégralité de son budget voyage ; 3) (par extension de 1 et 2) un lieu d’où l’on peut en toute légalité ignorer le changement climatique et la qualité de vie des riverains de cette infrastructure au profit du profit (des aéroports et des passagers en zone internationale, s’entend) ; 4) un organisme qui, en plus de gérer un tel ensemble de « bâtiments et (…) équipements nécessaires au trafic aérien public », a pour objectif de maximiser les profits au sol (1 franc sur 5 gagné grâce au shopping des passagers !), et ceci sans taxer les passagers directement.

D’où cette interrogation: il est dit de Genève à Berne, qu’il faut augmenter les destinations et le nombre de mouvements pour répondre à la demande, mais alors, la demande de qui et de quoi exactement ? Celle des compagnies aériennes, de potentiels voyageurs ou alors des gestionnaires des commerces dans les lieux de voyage ? Ou serait-ce une secrète combinaison des trois, savamment exploitée ? Là est la question, aurait dit Shakespeare…

Pendant ce temps, nous sommes témoin d’un climat devenant de plus en plus imprévisible et extrême, ajoutons à cela les nuisances de plus en plus nombreuses dont souffrent les riverains (pollutions sonores et atmosphérique). En parallèle de ces impacts du trafic aérien, le commerce aéroportuaire, lui, ne semble pas manquer d’air ?

Anne-Lise Robert-Nicoud

 

 

Les Suisses ouvert.es à une taxe sur les billets d’avion, selon un sondage

«Une majorité de la population suisse est ouverte à l’introduction d’une taxe sur les billets d’avion, selon un sondage publié vendredi. Un supplément de 50 francs est considéré comme un montant raisonnable.» ✈️

💚🚆Ajoutons le soutien au trafic ferroviaire pour rendre superflus les vols internes à l’Europe!

Un pilotage démocratique de l’Aéroport de Genève n’a jamais été autant

d’actualité !

STOP Pollution aéroportuaire! OUI à un Aéroport urbain Respectueux de la Population et de l’Environnement !

#onlacherien #stopnuisancessonores #pollutiondelair

#stopavionrégimedexception #commeunpoissondanslair

Marche Climat Genève 2018

Le samedi 13 octobre 2018 aura lieu la Marche pour le Climat à Genève. Retrouvons-nous à 13h30 à la zone piétonne du Mont-Blanc afin de déflier pour le climat! La CARPE sera présente. 

Demandons à notre gouvernement de mettre en oeuvre les accords de Paris sur le Climat!

Demandons à notre gouvernement une politique climatique bonne pour l’économie, bonne pour la planète et bonne pour les humains, où qu’ils soient dans le monde!

Descendons dans la rue le samedi 13 octobre pour montrer que nous tenons au climat et à l’environnement, car les glaciers fondent, pas notre détermination!

Manifestations organisée par Marche pour le Climat