Conférence CARPE, Noé21 et MEG

Le 27 juin 2018 à Unimail en salle MR060 à 19h, la CARPE organise avec Noé21 et le MEG une conférence sur la mobilité durable avec comme question « Peut-on être écoresponsable et prendre l’avion? ». 

Le secteur des transports aériens a un rôle déterminant dans la politique climatique de la Suisse. Alors que la contribution du trafic aérien au réchauffement climatique est de 5% au niveau mondial, elle s’élève à 18% au niveau de la Suisse, et les prévisions sont à la hausse. Si rien de concret n’est entrepris, le transport aérien sera le secteur pesant le plus lourd dans le bilan climatique de la Suisse en 2030.

 

Selon Lisa Mazzone, présidente de la CARPE, « l’exception dont jouit le trafic aérien est une subvention directe à un moyen de transport à l’impact climatique conséquent. Pour répondre à l’urgence climatique, tous les secteurs doivent baisser leurs émissions de gaz à effet de serre ».

 

Face à ce constat, des questions se posent alors: Pouvons-nous, en tant que citoyen.nes adopter des moyens de transport plus durables? Peut-on parler de mobilité durable et y inclure l’aviation?

 

La CARPE, Noé21 et le mouvement des étudiant.es en géographie unige souhaitent ouvrir le débat sur la mobilité durable et spécifiquement sur le rôle de l’aviation dans cette systémique. Cette conférence mêlera expertise scientifique, politique et militante sur la question avec :
– Lisa Mazzone, Conseillère nationale et présidente de la CARPE
– Sébastien Munafò, Géographe, directeur 6t-bureau de recherche Genève
– Antoine Thalmann, Economiste, membre « Lausanne Action Climat »

Conférence co-organisée par CARPE, Noé21 et le MEG unige.

Personnes de contact :

Lisa Mazzone, 077 404 16 08

Kevin Sanchez, coordinateur carpe, 078 254 02 22

Mavi Ozkalipci , Noé21, 077 400 86 29

 

 

 

Courrier des lecteur.trices

Yvonne Winteler, membre de l’Association Climat  Genève, commente les chiffres de l’inventaire suisse des gaz à effet de serre pour 2016.

Le bilan des émissions de gaz à effet de serre de la Suisse pour 2016 vient de sortir, et nous permet de faire également un point sur les émissions de l’aviation. Le bilan n’est pas rose : le total des émissions de d’aviation en 2016 atteint 5.32 millions de tonnes de CO2, soit 10% des émissions suisses (18 à 20% avec les effets indirects), plus que les émissions de toute l’industrie. Les émissions ont augmenté de 4.8% en une année, et de 20% depuis 2010.

Ces chiffres démontrent qu’on ne peut plus ignorer l’aviation dans la lutte contre le réchauffement climatique, et que la Confédération doit adopter rapidement adopter une politique crédible pour arrêter cette croissance, puis inverser la tendance.

Yvonne Winteler (Association Climat Genève)

 

 

 

Courrier des lecteur.es

Nigel Lindup, membre de l’Association des Riverain.es de l’Aéroport de Genève, réagit à l’interview du directeur de l’aéroport, M. Schneider sur la fiche PSIA (Le Matin, 07.03.18) :

Dans le dossier complexe de l’aéroport de Genève, un discours apparemment transparent obscurcit parfois la réalité. La Newspeak (novlangue) de George Orwell (1984) guette.

Par exemple, le Directeur-général de l’aéroport nous rassure que «la croissance n’est pas une fin en soi» (7 mars). Mais la fiche fédéral pour l’aéroport (PSIA) ne parle que de croissance! La Confédération veut que l’aéroport puisse «se développer de manière à répondre à la demande»; elle veut «étendre l’exploitation de l’aire Nord de 22h à 24h»; et se fixe «l’objectif de viser» une capacité déclarée de 47 mouvements par heure à l’horizon 2030, contre 40 actuels.

M. Schneider présente la renonciation à l’usage de la tranche 5h-6h comme une concession aux riverains au nom d’une «croissance qualitative». Or, si l’exclusion des atterrissages entre 5h et 6h est bien un choix de Genève Aéroport – dont nous sommes dûment reconnaissants – les décollages, eux, sont simplement interdits par la loi fédérale.

Le Directeur admet que le PSIA ignore la question du climat, mais l’aéroport serait lié «par d’autres accords sur l’environnement». Mais le Plan climat cantonal exclut explicitement l’aéroport des calculs et mesures applicables à d’autres secteurs de l’économie. L’objectif général de ce Plan est de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40 % d’ici 2030 par rapport à 1990, tandis que pour l’aéroport c’est de stabiliser les émissions au niveau de 2014. Étant donné que les émissions totales en GES de l’aéroport sont à peu près égales à celles du secteur résidentiel (p. ex chauffage), tous les efforts amenés dans ce dernier seront annulés par le développement débridé du trafic aérien.

Enfin, la politique aéronautique 2016 de la Confédération prône le développement durable, qui comporte trois volets égaux: l’environnement, le social (p.ex. la santé) et l’économie. De plus, elle reconnaît que davantage d’efforts sont requis dans les deux premiers si on veut atteindre un vrai équilibre. Pourtant, le PSIA fait fi de ces engagements en priorisant systématiquement le volet économie. Donc si quelqu’un le décrit comme «très équilibré», je soupçonne l’influence du Ministère de la Vérité de Monsieur Orwell.

Nigel Lindup (ARAGge)

 

 

Ecorating.ch

Ecorating, spécial élections
cantonales genevoises 2018 
 

La CARPE regroupe un ensemble d’associations tant environnementales que riveraines qui s’engagent fortement pour une limitation des nuisances engendrées par l’aéroport de Genève. Ceci comprend les problématiques liées au bruit, à la pollution de l’air ainsi qu’aux émissions de CO2. Nous présentons ici les résultats issus de l’ecorating mené par le WWF, l’ATE et Pro Natura pour les élections genevoises 2018.

Nous avons sélectionné les réponses concernant directement les activités de la CARPE. Au vu des résultats du questionnaire, nous souhaitons réaffirmer l’importance de se doter d’une politique cohérente en matière de transport aérien à Genève. Refuser l’augmentation massive des passagers prévue par la Confédération devrait aller de pair avec un soutien à l’initiative de la CARPE « pour un pilotage démocratique de l’aéroport de genève », qui constitue un outil constitutionnel. Notre coordination sera donc attentive au suivi des politiques mises en place pour la prochaine législature afin de garantir la cohérence des engagements pris.

Nous poursuivons ainsi nos objectifs de diffusion et d’échange d’informations sur les conséquences de la croissance effrénée de l’aéroport. Ceci passe par un engagement, avec tous les moyens à notre disposition, pour influencer les décisions concernant le développement de l’aéroport, afin qu’il soit respectueux de la population et de l’environnement.

Réponses des candidat.es aux questions suivantes:

  • Question 1 : Soutenez-vous l’initiative populaire de la CARPE « pour un pilotage démocratique de l’aéroport de Genève » ?
  • Question 2 : Soutenez-vous la volonté de la Confédération d’augmenter le nombre de passagers à l’aéroport de Cointrin de 15 millions à 25 millions (+60%) en 12 ans ?

Table ronde

PSIA, développement de l’aéroport de Genève et des nuisances: 
un regard de Berne et d’Europe
 

Jeudi 22 mars 2018 À 19h30

En présence de :
Marcel G. Zuckschwerdt, directeur suppléant de l’OFAC
Ludovic Schneeberger, chef du projet PSIA Genève à l’OFAC
Dominique Lazarski, présidente de l’Union européenne contre les nuisances aériennes

Modération : Eric Lecoultre, Le Courrier

Université Ouvrière de Genève
Place des Grottes 3, Genève