Santé

La croissance récente de l’aéroport a engendré une explosion des nuisances pour la population, en particulier le bruit (notamment nocturne) et la pollution de l’air locale. Bien plus que de simples désagréments du quotidien, ces externalités ont un réel impact sur la santé, provoquant le développement de maladies physiques et psychiques.

Des études récentes montrent en effet les liens entre les nuisances sonores causées par le transport aérien et la tension artérielle, d’autres démontrent que les élèves qui sont fortement exposés au bruit aéroportuaire ont davantage de difficulté d’apprentissage. Or, un quart des écoles du canton se trouve dans le périmètre concerné.

Ces retombées ont un coût. Une étude de Noé21 évalue à 52 millions de francs les coûts pour la santé engendrés par l’activité de l’aéroport de Genève aujourd’hui.

Le développement projeté de Genève Aéroport ne peut qu’empirer la situation. La même étude estime que les coûts s’élèveront à 72 millions en 2030. En consentant à cette croissance démesurée, l’État devra faire face à des factures salées, mais surtout déroge à l’un de ces rôles principaux : la protection de ses concitoyens face aux nuisances et à la pollution.

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