Economie

L’aéroport est important pour le canton de Genève, en termes d’emplois, d’activité économique et de rayonnement de la Genève internationale. Mais son développement doit être concerté et maîtrisé.

Quel développement voulons-nous pour Genève Aéroport ? Celui amorcé pas EasyJet et son modèle low-cost qui n’offre que des emplois précaires et qui ne participe pas à la santé des entreprises locales ?

Pour l’instant, ce sont ces vols qui constituent l’essentiel de l’augmentation du trafic et des nuisances. Pourtant, le développement à tout prix de l’aéroport et de la liberté de marché n’a pas d’impact direct sur l’économie locale. Le lien entre le nombre de passagers transitant par Genève Aéroport et le PIB de la région genevoise s’est en effet délité depuis 2006. D’après des calculs de Noé21 effectués à partir des données d’OCSTAT et de Genève Aéroport, la corrélation entre le nombre de passagers et le PIB n’est pas significative.

Il faut également mettre en perspective les bénéfices annoncés avec les coûts engendrés par l’infrastructure payés par la collectivité : les atteintes à la santé publique et les coûts climatiques, mais également les pertes fiscales liées au régime fiscal spécial de l’aviation et la dévaluation du foncier. Alors que la population a toujours plus de mal à se loger et à loger ses enfants, l’augmentation du bruit réduira les surfaces constructibles en aggravant encore la crise du logement. De plus, les biens immobiliers impactés par les nuisances sont déjà dévalorisés et le seront plus encore à l’avenir, avec des conséquences dramatiques pour de nombreuses personnes.

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